Campagne québécoise 2026 : l’offre des partis aux détaillants en alimentation
Le prix des aliments et le soutien aux entreprises ont été deux des principaux piliers de la campagne électorale québécoise. Si certains partis appellent à réguler davantage le secteur du détail alimentaire, d’autres misent plutôt sur des investissements dans la chaîne d’approvisionnement. Voici un tour d’horizon de ce que les principaux partis en lice proposent à l’industrie.
Le PQ veut de la concurrence
Le Parti Québécois (PQ) dit vouloir ajouter de la compétition dans le secteur. Il cherche à le faire en attirant davantage de grandes marques européennes à venir s’installer au Québec et pour y arriver il compte faire du démarchage à travers le vieux continent grâce aux missions commerciales du Québec.
Il dit aussi vouloir s’attaquer aux clauses de contrôle de propriété dans les baux commerciaux, mais le parti reste évasif sur les détails et sur comment ses intentions s’arrimeront aux nouvelles directives du bureau de la concurrence du Canada.
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Le PQ veut aussi rendre obligatoire l’affichage taxe incluse du prix des aliments dans les commerces de détails alimentaires ainsi que dans les circulaires et propose une réduction d’impôts pour les entreprises passant leur taux d’imposition de 11,5 % à 9,5 %.
La CAQ veut soutenir les commerces en région
Le parti de Christine Fréchette offre relativement peu de mesures qui visent le secteur du détail alimentaire. La Coalition Avenir Québec (CAQ) compte tout de même bonifier de 100 millions $ le Fonds régions et ruralité (FRR) qui permet de financer des projets visant à faire survivre des commerces de proximité en région qui sont menacés de fermeture. Depuis sa mise en place il y a moins d’un an, ce fonds aurait déjà servi à ramener un dépanneur à Notre-Dame-de-la-Merci et à créer une épicerie communautaire à Val-des-Sources.
Le PLQ veut sabrer dans la paperasse
Le Parti libéral du Québec (PLQ) ne propose aucune mesure visant directement le secteur du détail alimentaire, mais il propose plusieurs politiques adressées aux PME de la province. Il veut entre autres introduire un moratoire sur toute nouvelle réglementation qui augmenterait le fardeau administratif des PME, exiger de retirer deux règles administratives pour chaque nouvelle règle introduite et mettre en place un service d’aide pour les entreprises qui doivent « naviguer le labyrinthe gouvernemental ».
Le parti veut aussi réduire graduellement le taux d’imposition des PME de 11,5 % à 10 %.
Le PCQ veut réduire radicalement l’impôt des sociétés
La principale promesse du Parti conservateur du Québec (PCQ) pour les entreprises est de sabrer radicalement dans la réglementation. Le parti veut réduire de près du tiers le nombre de lois et règlements s’appliquant au secteur des affaires.
Il veut également baisser progressivement l’impôt payé par les entreprises de 11,5 % à 4,7 % d’ici 2031. En contrepartie, il supprimerait l’ensemble des crédits d’impôts et des programmes de subventions aux entreprises.
Pour protéger la chaîne d’approvisionnement alimentaire, le PCQ veut faire de l’industrie de la transformation alimentaire un service essentiel au même titre que les hôpitaux et la police et ainsi empêcher les employés de ce secteur de faire la grève.
QS et les épiceries publiques
Le coût des aliments a été l’un des éléments centraux de la campagne menée par Québec Solidaire (QS). Le parti veut entre autres créer une quinzaine d’épiceries publiques à but non lucratif dans le but d’augmenter la concurrence dans le secteur.
Le parti veut aussi imposer une marge de profit maximale de 2 % aux détaillants alimentaires. Celle-ci serait imposée sur le revenu total des sociétés, laissant la possibilité de faire une meilleure marge sur certains produits, mais obligeant, sous peine de remettre les profits excédentaires à l’État, de plafonner ses revenus.
QS compte aussi augmenter le salaire minimum à 20 $ de l’heure dès 2027.
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