Cuisine Fattoush, la nouvelle marque d’épicerie des Filles Fattoush
Née de la volonté de faire voyager encore plus loin les saveurs du Moyen-Orient, Cuisine Fattoush devient la nouvelle identité de la gamme de produits vendus en épicerie, au Québec comme ailleurs au Canada. Neuf ans après les débuts des Filles Fattoush, les copropriétaires souhaitent accélérer leur expansion pancanadienne et atteindre un chiffre d’affaires de 10 M$ d’ici cinq ans, tout en préservant le nom et la mission de l’entreprise.
« Pour nous, le mot cuisine est rassembleur et crée des ponts entre les cultures. Il a aussi l’avantage d’être utilisé en anglais. Avec cette nouvelle marque, nous voulons faire une place encore plus grande aux recettes syriennes et moyen-orientales dans le quotidien des familles d’ici et les faire rayonner au-delà du Québec », explique Geneviève Comeau, directrice générale et copropriétaire de l’entreprise avec Adelle Tarzibachi, d’origine syrienne, établie au Québec depuis plus de 20 ans.
De la mission sociale…
Depuis 2017, Les Filles Fattoush facilitent l’intégration de femmes réfugiées syriennes par une première expérience de travail au Québec en mettant à profit leur savoir-faire culinaire. Plus de 50 femmes ont ainsi contribué à la croissance de l’entreprise, qui compte aujourd’hui une quinzaine d’emplois permanents.
« Nous, notre mission de base, c’est de donner de l’emploi. Et c’est ce qu’on continue de faire. Moi, je suis trop fière quand une femme nous demande une lettre pour demander une hypothèque à la banque pour l’achat d’une maison. Ça me confirme qu’on a vraiment contribué à l’insertion durable des membres de notre équipe. En tant qu’entrepreneur, on doit être conscient de l’impact qu’on a sur la vie de nos employés », souligne la directrice.
L’aventure des Filles Fattoush a commencé par un service traiteur, auquel s’est rapidement ajoutée une offre de prêt-à-manger grâce à un partenariat avec Les Fermes Lufa. Une façon de faire entrer les saveurs de la cuisine syrienne dans les foyers québécois.
« Pour nous, faire découvrir la cuisine d’un peuple, d’une culture, c’est la meilleure façon de faire tomber les barrières et de susciter l’intérêt des consommateurs envers l’autre. Donc pour nous, la cuisine, c’est une partie de la solution au mieux vivre ensemble », avance Geneviève Comeau.
En 2023, les fameuses chips de pita font leur entrée en rayon, en exclusivité au Québec, chez IGA et Rachelle-Béry. Après le passage de l’entreprise à Dans l’œil du dragon et l’implication de l’entrepreneur Georges Karam, la demande pour les produits vendus en épicerie augmente rapidement. L’entreprise publie également deux livres de recettes, dont l’un devient un best-seller en 2022.
En 2025, le kiosque des débuts au Marché Jean-Talon laisse place à une boutique permanente, tandis que les produits sont désormais offerts dans plus de 500 points de vente au Québec.
« Sobeys a été un partenaire extraordinaire. Ils nous ont donné notre première chance, ils ont cru en nous dès le départ et nous ont aidés avec la stratégie de mise en marché. On voulait être en boulangerie, un rayon associé au plaisir gourmand, pour avoir un positionnement différent des chips ou des craquelins », insiste la copropriétaire.
Les Filles Fattoush font affaire avec Mûr Conseil, une firme de courtage alimentaire qui leur fournit une force de vente efficace sur le terrain, capable de créer un lien de confiance avec les employés des épiceries.
« On travaille avec eux depuis le début de notre arrivée dans la grande distribution. Ils représentent notre marque et s’assurent que notre produit est au bon endroit dans les rayons, qu’il est disponible et ne manque pas, que le système de commande fonctionne, que les promotions sont bien en cours », précise Geneviève Comeau.
L’entreprise considère cette équipe de marchandisage comme un atout majeur pour le référencement de leurs produits en épicerie. « Même si ça fait 3 ans qu’on est chez Sobeys, on voit encore la pertinence de ce partenaire pour nous appuyer, ça fait partie de notre stratégie de mise en marché. »
… à une ambition nationale
Aujourd’hui, Les Filles Fattoush ont réussi à rallier les consommateurs à leur entreprise. Les produits et les recettes familiales ont trouvé leur place sur les tables québécoises, tandis que la mission sociale a touché les gens bien au-delà de l’assiette.
« À chaque fois quand je dis que je suis copropriétaire des Filles Fatoush, j’entends de beaux commentaires comme " Oh je suis tellement fan des Filles Fattoush ! ". Je réalise alors que les gens aiment vraiment nos produits, ils aiment notre histoire, ils veulent nous aider et ils embarquent avec nous. On est une entreprise fédératrice », affirme la femme d’affaires.
Fortes de leur succès, les copropriétaires estiment que le temps est venu de conquérir le marché canadien. Et c’est justement au salon CHFA NOW, à Toronto, en septembre dernier, que l’entreprise a officiellement dévoilé Cuisine Fattoush, sa marque qui regroupe une vingtaine de produits vendus en épicerie, dont des chips de pita, des tartinades, des épices, des loukoums et des essentiels culinaires.
« L’accueil a été formidable, succès retentissant et reconnaissance de la qualité de nos produits ! Certains ont dit qu’on était leur coup de cœur du salon. Les portes se sont ouvertes : on est en pourparlers pour être distribués sur le marché anglophone. C’était un événement incontournable pour nous, tout comme Expo Manger Santé où la foule est captive. Les gens sont là pour goûter, pour découvrir des produits », raconte Geneviève Comeau.
Le déploiement du plan d’expansion pancanadien se fait en collaboration avec Umami Marketing, une agence bilingue de marketing fractionnel spécialisée dans les marques alimentaires. De son côté, l’agence PIGEON a reçu le mandat de donner vie à l’identité visuelle de la marque. Les nouveaux emballages de Cuisine Fattoush feront d’ailleurs progressivement leur apparition chez de nouveaux détaillants majeurs de la province, ce qui permettra de doubler le nombre de points de vente.
La durée de conservation est « le nerf de la guerre dans l’industrie ». Pour la prolonger sans ajouter d’agents de conservation, l’entreprise mise sur le traitement par hautes pressions (HPP, de l’anglais High Pressure Processing). Par exemple, le houmous est soumis à ce procédé directement dans son emballage, ce qui permet de porter sa durée de conservation à 120 jours, tout en préservant le goût de produits qui « goûtent le vrai fait maison ».
Au-delà d’une présence accrue en épicerie, la nouvelle marque ambitionne d’ancrer durablement les saveurs du Moyen-Orient dans les habitudes alimentaires des consommateurs d’ici, puis ailleurs au Canada. Un objectif qui semble à sa portée, compte tenu de l’engouement pour la cuisine moyen-orientale. En 2025, le shawarma figurait parmi les cinq plats les plus commandés sur Uber Eats au Canada.
« Notre rêve est simple : que les saveurs moyen-orientales trouvent naturellement leur place dans le quotidien des familles d’ici. Que la salade fattoush ou le shish taouk remplacent un spaghetti, un mardi dans la semaine, sourit Geneviève Comeau. Les mamans syriennes disent "mange autant que tu m’aimes", la preuve que c’est une culture généreuse qui veut partager l’amour de sa cuisine. Et c’est aussi ce qu’on veut transmettre avec nos produits », ajoute-t-elle.
« Pour nous, le lancement de Cuisine Fattoush, c’est beaucoup plus qu’un nouveau nom ou une nouvelle identité. Il nous fait regarder tout le chemin parcouru depuis 2017 : les femmes qui ont fait grandir Les Filles Fattoush, les recettes partagées, les premières rencontres autour de la table, les premiers clients et les premières épiceries qui nous ont fait confiance. »
