Code d’épicerie du Canada : des réticences malgré un engagement des membres
« Environ 200 membres font désormais partie du Code d’épicerie du Canada », affirme Stéphanie Blondin, en prenant soin de souligner l’implication des cinq grands groupes de distribution alimentaires canadiens dans le membership du Code.
Dans le cadre d’un événement organisé par le CCCD et le CTAQ à Montréal la semaine dernière, dédié aux grandes transformations en cours dans l’industrie alimentaire, Stéphanie Blondin, directrice adjointe du Bureau du Code de conduite pour le secteur des produits d’épicerie (BCCSPÉ), est venue présenter les activités du Bureau et les enjeux pour attirer des membres.
« On est actuellement dans une phase de ralentissement des adhésions », soulève-t-elle alors que certains plus petits joueurs sont réticents. « Il y a un manque de connaissances du projet Code d’épicerie de manière générale mais également des idées fausses que certains se font de l’objectif de l’organisme, regrette la directrice adjointe du BCCSPÉ. C’est notre défi ! »
« Des réticences pour soulever les enjeux »
« Malgré les avancées, on constate toujours des réticences pour soulever les enjeux au sein des membres, et cela même pour les détaillants indépendants ainsi qu’une compréhension toujours limitée des accords signés », constate-t-elle.
Dans son rapport printanier publié en juin dernier, le BCCSPÉ soulevait déjà ce point. « La réticence de certains membres à faire part de leurs préoccupations à leurs partenaires commerciaux ou par le biais des canaux de signalement officiels, les perceptions erronées persistantes concernant le rôle du Centre de gestion des enjeux confidentiel du BCCSPÉ, ainsi que la nécessité d’une meilleure connaissance des accords commerciaux », sont les principaux enjeux soulevés.
Depuis la mise en place officielle du Code en début d’année, les préoccupations les plus fréquemment soulevées concernent « les modifications unilatérales des accords commerciaux, les délais de préavis, les déductions contestées, les frais administratifs, ainsi que les relations de bonne foi et la communication entre les parties », décrit le Bureau dans son premier rapport.
Le Bureau indique travailler conjointement et en continu avec les membres sur des lignes directrices sur des contrats types et sur les prévisions d’achat et d’approvisionnement ainsi que, prochainement, sur le paiement des factures.
Malgré un ralentissement des inscriptions, Stéphanie Blondin note toutefois un « fort engagement » des membres actuels et des « impacts positifs » parmi eux. Autrement dit, les membres sont actifs et comprennent les enjeux d’un tel Code selon elle.
Pour rappel, l’inscription et la participation au Code de conduite est non obligatoire pour les détaillants et les acteurs de la chaîne d’approvisionnement alimentaire au pays. L’objectif du Code est d’instaurer une meilleure collaboration au sein du secteur des produits d’épicerie grâce à l’établissement de normes claires et d’un mécanisme de résolution des conflits, efficace et équitable.
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