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Crédit photo: Freepik

L’épicerie demeure le premier choix pour acheter des bonbons d’Halloween

7 octobre 2025 | Par Francis Hebert Bernier

La majorité des ventes de bonbons pour l’Halloween se fait toujours au supermarché ou à l’épicerie, même si les ventes en ligne sur des plateformes comme Amazon prennent une part grandissante du marché, selon une étude de marché réalisée par la firme Market Report Analysis (MRA).

Une bonne nouvelle puisque plus de la moitié (52 %) des adultes canadiens participent à la tradition en distribuant des friandises aux petits monstres qui cognent à leur porte. Il y aurait d’ailleurs un peu moins de 6,3 millions d’enfants en âge de passer l’Halloween, d’après les estimations de Statistiques Canada.

Rien d’étonnant à ce que le mois d’octobre arrive second derrière décembre et le temps des fêtes pour les ventes de la catégorie de produits comme les biscuits, les friandises et autres aliments à grignoter, selon Statistiques Canada. En 2024, les Canadiens en ont acheté pour près de 1,7 milliard $, soit 12,6 % de plus que la moyenne mensuelle.

Le chocolat domine malgré son prix

Les produits faits de chocolat, incluant les barres de chocolat miniatures, les chocolats emballés individuellement et les confiseries enrobées de chocolat forment l’essentiel des produits achetés pour le 31 octobre, selon MRA, loin devant les suçons, jujubes, chips et autres bonbons qui sont pourtant bien meilleur marché.

Le prix du chocolat a connu une hausse marquée au cours des dernières années, enregistrant une augmentation de 24 % entre août 2021 et août 2025. Cela représente une moyenne annuelle de 6 %, un taux particulièrement élevé, même dans le contexte inflationniste du début de la décennie.

Les produits de Nestlé, Hershey et Mars dominent les ventes dans ce secteur, alors que les clients sont de plus en plus attirés par des produits d’une certaine qualité et composés de meilleurs ingrédients. Pourtant, ils restent préoccupés par le prix des friandises qu’ils distribuent aux enfants.

Une situation qui s’explique en partie parce qu’ils mangeront eux-mêmes une part appréciable de ce qu’ils achètent, selon une analyse de 2022 du laboratoire en science analytique en agroalimentaire de l’université Dalhousie.

Les produits pour lesquels des efforts ont été faits pour réduire l’impact écologique de leur emballage, ou ceux qui proviennent d’une chaîne logistique équitable, ont également gagné une grande part de marché dans les dernières années, selon l’analyse de MRA.

Les produits artisanaux, et particulièrement ceux provenant du commerce local, commencent à se tailler une place dans ce marché, mais d’après l’analyse, celle-ci demeure nichée et marginale.

Mots-clés: Canada