Le fromage, un aliment central dans la diète des Québécois
Le fromage est « l’un des aliments les plus consommés à pratiquement tous les repas » selon une étude récemment publiée par des chercheurs de l’Université Laval en collaboration avec l’organisme Nutri-Québec.
Outre le fromage, le pain en tranche, les œufs et le beurre d’arachide figurent parmi aliments les plus consommés au déjeuner dans la province. À l’heure du dîner, les soupes et salades arrivent en tête des choix alimentaires. Au souper, la pizza, le fromage et le riz aux légumes comptent parmi les plats les plus fréquemment consommés, tandis que les croustilles et le fromage dominent les collations.
Par contre, cette consommation vient avec un prix, selon l’étude. Le fromage est la plus importante source de gras saturé et la troisième plus importante source de sel pour la population alors que moins d’un adulte sur deux réussit à respecter les recommandations de Santé Canada concernant ces nutriments.
Une alimentation loin d’être équilibrée
En fait, l’étude met en perspective l’impact des choix de consommation dictés par la recherche d’économies et de simplicité sur le capacité de la population à manger de façon équilibrée. Pourtant, le désir de bien manger et de bien s’alimenter demeure l’un des facteurs qui guident le choix des consommateurs à l’épicerie depuis des années, selon les nombreuses études menées sur le sujet.
Le « choix santé » fait partie des nombreuses stratégies de mise en marché utilisées par les détaillants et les transformateurs alimentaires. Il est aussi renforcé par des politiques de santé publique, comme les nouvelles normes d’étiquetage obligeant d’indiquer, sur le devant des emballages, la présence de gras saturés, de sucres et de sodium.
Et pourtant, 40 % de la population de la province consomme encore trop de sucre libre par rapport aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, et selon l’étude, seulement 36 % des adultes mangent suffisamment de légumes.
Parmi les fruits, ce sont surtout les petits fruits (framboises, bluets, fraises et mûres) qui font leur chemin vers les assiettes des Québécois. Ils représentent près du tiers (29 %) des fruits consommés dans la province, suivis des bananes (15 %), des pommes (12 %), des raisins (6 %) et des clémentines (6 %). La popularité de ces fruits dans la diète québécoise pourrait s’expliquer par la force des chaînes d’approvisionnement qui les soutiennent, assurant à la fois leur présence à l’année sur les rayons et des prix relativement abordables.
Pour les légumes, ce sont les oignons (15 %) et les tomates (12 %) qui occupent le haut du palmarès, suivi des carottes (9 %), de l’ensemble des légumes feuilles (8 %) et des poivrons (8 %). La facilité de conservation de ces légumes, leur coût relativement faible et leur intégration aisée dans de nombreuses recettes simples prisées par la majorité des habitants de la province pourraient expliquer leur popularité, selon l’analyse.
À noter que l’étude met également en lumière la grande variété de protéines consommées par les Québécois, préparées de multiples façons, si bien qu’aucune ne parvient à se hisser en tête des compilations.