Les applications de livraison séduisent les consommateurs pressés
Selon une étude réalisée par NielsenIQ publiée récemment, 1 ménage canadien sur 6 utilise le commerce rapide via les applications de livraison pour l’achat de produits à rotation rapide (Fast Moving Consumer Goods) dont des produits d’épicerie comme du lait, des gommes, des fruits et légumes ou des breuvages.
L’étude montre que 87 % des acheteurs qui utilisent le commerce rapide ont fait plus deux achats via les plateformes de livraison l’année dernière. En moyenne, ce sont 17 commandes via le commerce rapide par année et par acheteur au pays. Cela représente un panier de 527 $ par personne. NielsenIQ mentionne que la plateforme la plus utilisée est Instacart devant UberEats, Doordash et SkipTheDishes.
Répondre à l’impulsivité des consommateurs
Plusieurs raisons expliquent la percée du commerce rapide ou « quick commerce » - commerce en ligne axé sur la livraison ultra-rapide de produits de consommation courante et d’épicerie. La pandémie a joué un rôle majeur dans les changements d’habitudes des consommateurs mais la technologie et l’existence antérieure d’entreprises comme UberEats y ont également largement contribué. Si la pandémie en a fait une nécessité, c’est aujourd’hui un service qui intéresse en particulier les jeunes générations habituées aux applications.
Au-delà de l’aspect pratique, c’est la transition entre se rendre au magasin du coin de la rue et recevoir son produit à domicile en un temps record qui plaît, car ce temps est inférieur à celui qu’il faut pour se déplacer et revenir chez soi. Ce qui séduit dans le commerce rapide, c’est la commodité sans effort.
Lorsqu’on parle de commerce rapide, il est important de mentionner son évolution. Ce dernier se passe aujourd’hui directement entre les bannières et les applications de livraison grâce à des accords mutuels de partenariat. Les « dark stores » et les applications dédiées qui semblaient être une révolution en sortie de pandémie, à l’instar des « dark kitchens » pour la restauration, ont fait face à des défis opérationnels et financiers majeurs dans un environnement devenu très concurrentiel. Des coûts élevés et de faibles marges ont entraîné leur déclin. Les applications de livraison type Instacart ou Uber Eats ont alors réussi à pénétrer le marché de la vente au détail permettant ainsi aux épiceries traditionnelles de tirer parti de la demande de livraison rapide.
Pour les détaillants alimentaires, les applications de livraison permettent de joindre les clients à différents moments et d’améliorer leur satisfaction tout en allégeant la pression sur les opérations comme le « click and collect » ou même leurs propres services de livraison.
La tendance de l’utilisation des applications de livraison pour les produits d’épicerie va se poursuivre dans les années à venir. Uber constate que les livraisons hors restaurant augmentent plus rapidement que prévu au niveau mondial, a rapporté Bloomberg le 26 septembre, citant un porte-parole de l’entreprise.